mardi 20 janvier 2015



les ennemis de l’islam, les personnes qui ont une maladie au cœur (une foi douteuse) et celles qui les suivent dans leur chemin ont diffamé les versets du coran qui régulent la question de la polygamie. allah (exalté soit-il) dit –ce qui peut être traduit comme : « il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent » (1). ils (les ennemis de la religion) décrivent alors que le coran a méprisé le statut de la femme et que c’est un retour vers les agissements de la première ignorance !!

avant d’expliquer la polygamie dans l’islam et ses objectifs, nous répondons à une importante question qui est : est-ce l’islam qui a institué la polygamie, ou bien existait-elle avant l’islam ? il est prouvé historiquement que la polygamie est un phénomène que l’humanité a connu depuis la nuit des temps et dans tous les environnements, avant l’islam :
dans la torah et la religion juive : la torah a permis au juif de se marier plus d’une fois, sans limite de nombre, sauf que le talmud a fixé la limite à quatre épouses à condition que le mari soit en mesure de subvenir à leurs besoins. en effet, il dit : « il n’est pas permis à l’homme d’avoir plus que quatre épouses, comme ce qu’a fait jacob, sauf s’il en a fait le serment lors de son premier mariage. et ceci est également soumis à la condition de pouvoir assurer leur entretien (2).
dans la genèse : jacob (psl) s’est marié : « (31) fils de léa .. (24) et les fils de rachel .. (25) les deux fils de bilha, la servante de rachel .. (26) et les deux fils de zilpa, la servante de léa… » (3) il avait alors quatre épouses légitimes en même temps : deux sœurs qui sont léa et rachel, ainsi que leurs deux servantes.



dans les nombres : david (psl) avait plusieurs épouses et concubines. ce fut également le cas pour son fils salomon (psl) qui en eut mille. de même abia, roi de juda, eut quatorze épouses. gédéon avait soixante-dix enfants, tous issus de lui, car il avait beaucoup de femmes. (31) sa concubine, qui était à sichem, lui enfanta un fils qu’il appela abimélech (5). cependant, le système de la polygamie fut annulé conformément aux lois civiles avisées par les savants juifs et ratifiées par les assemblées juives. c’est ainsi qu’elles acquirent leur légitimité. l’article 54 du livre des dispositions juridiques des israéliens stipule : « l’homme ne doit pas avoir plus d’une épouse et il doit prêter serment sur cela lors de l’établissement de l’acte du mariage » (6). ainsi, la base de l’interdiction n’est pas la torah, mais le serment effectué.

la polygamie dans la bible et le christianisme : le christianisme a adopté au début ce qui était approuvé par le judaïsme concernant la polygamie ; et les hommes de l’eglise ont continué à ne pas s’y opposer jusqu’au dix-septième siècle où l’interdiction a commencé, pour être ensuite décidée en 1750. leur allégation pour cela – les hommes de la religion – était que cela permettait d’élever leur rang pour qu’ils se consacrent à la prédication et pour que les problèmes des femmes et des enfants ne les éloignent pas de leurs devoirs envers l’eglise et ses enfants.

l’interdiction a été établie de façon progressive. au début, ce fut proscrit aux hommes de l’eglise uniquement. puis, pour les autres, seul le premier mariage était célébré par une cérémonie religieuse ; et si un chrétien voulait se marier avec une deuxième femme, cela se faisait sans cérémonie religieuse. ensuite, il fut interdit d’avoir plus d’une épouse avec la permission du concubinage (7). mais ce dernier fut également interdit en l’an 970 sous l’ordre du patriarche ibram al sorbani (8).

ainsi, l’interdiction fut établie avec une législation civile et non divine.. puis, ils ont appelé au célibat qui fut une exclusivité du christianisme en dehors des autres religions. il fut considéré comme une preuve de bonté de l’âme et un principe de la sainteté et de l’élévation dans les degrés de la foi et les rangs de l’eglise. ils ont considéré que le désir était un vice et un mal qui ne convenait pas aux saints !! quelques justifications de paul dans sa prédication du célibat étaient : « (32) je veux que vous soyez sans soucis, le non-marié s’occupe des affaires de dieu (33) et son objectif est de le satisfaire, alors que le marié s’occupe des affaires de ce monde et son objectif est de satisfaire sa femme (34). en conséquence, sa préoccupation est divisée. pour cela, la non-mariée et la célibataire s’occupent des affaires de dieu et leur objectif est d’être sacrées du corps et de l’âme. » (9)

de cette façon, ils ont perverti les mots de leurs contextes. leurs idées sont alors devenues destructrices et leurs principes faux et ne peuvent être acceptés par un esprit saint et une nature pure ... car d’où peut venir la progéniture et la multiplication du genre humain sans un mariage légal ? où iront l’amour, la miséricorde et la sérénité ? où ira s’éteindre le désir instinctif qu’allah a mis en l’être humain et pour lequel il a indiqué la juste voie pour le décharger ? et que deviendra le foyer conjugal qui constitue la forteresse qui protège du glissement dans l’adultère ? que deviendront l’instinct maternel et l’instinct paternel ?...

la polygamie dans l’islam :
allah (exalté soit-il) a légiféré le mariage pour les être humains : « allah vous a fait à partir de vous-mêmes des épouses » (10) pour leur rendre hommage, compléter ses bénédictions sur eux, purifier les cœurs et les corps de l'abomination de la souillure, de l'obscénité et de la décadence ainsi que pour les maintenir dans la chasteté, la vertu, la sérénité, la concorde, la miséricorde et la complétude et la stabilité. le mariage est le lien le plus profond, le plus fort et le plus permanent qui peut lier deux êtres humains. il comprend les plus larges satisfactions qui s'échangent entre deux êtres de même âme dans leur nature et dans leur construction, même si leurs fonctions diffèrent entre l'homme et la femme : « c’est lui qui vous a créés d’un seul être dont il a tiré son épouse, pour qu’il trouve de la tranquillité auprès d’elle » (11). telle est la vision de l'islam concernant l'humain et sa fonction maritale dans sa construction. et ceci est une vision complète et sincère (12).
l’islam n’a établi ni le célibat ni le monachisme « allah (exalté soit-il) nous a remplacé le monachisme par une religion modérée et généreuse » (13). il a fait du mariage un moyen de sérénité, de purification et de chasteté. ainsi, le prophète (bpsl) dit : « celui qui veut rencontrer allah en étant pur et immaculé, qu’il se marie avec les femmes libres » (14). le prophète (pbsl) dit également : « le mariage fait partie de ma sunna – façon de vivre - et celui qui n’applique pas ma sunna n’est pas de moi. mariez-vous car je vais élargir les nations avec vous » (15). il (pbsl) dit aussi : « que celui d’entre vous qui en est capable se marie, car ceci permet de baisser le regard et de rester chaste » (16). l’islam a également permis la polygamie en cas de nécessité et de besoin, et nous allons justifier cela à travers les points suivants :


premièrement :
l’islam n’a pas inventé la polygamie, mais quand il est venu, il l’a trouvée répandue et bien connue dans tous les environnements, et les arabes dans l’ère préislamique la pratiquaient à grande échelle sans se lier avec aucune considération.


deuxièmement :
comme l’islam est venu pour organiser les affaires des gens, il était indispensable qu’il interfère pour arranger la question de la polygamie inconditionnelle et empêcher ses dégâts et ses préjudices et pour la limiter, la moraliser et la rendre conforme à l’intérêt général : allah (exalté soit-il) dit : « et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins,... il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent » (17). a la révélation de ce verset, le prophète (pbsl) ordonna ceux qui avaient plus de quatre épouses de n’en garder que quatre et de libérer les autres. al-bukhari a rapporté dans son livre « al-adab al-moufrad » que ghailan ibn salama athaqafi s’était converti en étant marié à dix femmes, le prophète (pbsl) lui dit alors : « choisis-en quatre » (18). abou daoud a rapporté avec sa référence que omaira al-assadi dit : je me suis converti à l’islam en ayant huit femmes, j’en ai informé le prophète (pbsl) qui me répondit : « choisis-en quatre » (19). al-chafii rapporta dans son ‘mousnad’ que naoufal ben mo’awiah dit : je me suis converti à l’islam en ayant cinq femmes, le prophète (pbsl) me dit alors : « choisis-en quatre et quitte la cinquième ». je suis donc allé chez la plus ancienne qui était stérile depuis soixante ans et je l’ai libérée (20). ainsi l’islam a restreint la polygamie à quatre alors qu’elle était sans limite ni condition.


troisièmement :
l’islam n’a pas laissé le principe de la polygamie dépendre des caprices de l’homme mais il l’a conditionnée par la « justice ». sinon, la permission donnée est levée. et il a établi pour cela deux types de justice :
premier type : la justice obligatoire et nécessaire : il s’agit de la justice dans le traitement, l’entretien, la fréquentation et l’intimité ainsi que tous les aspects extérieurs, de manière à ce qu’aucune épouse n’en manque ou ne soit privilégiée au détriment de l’autre. ceci est stipulé dans le noble verset : « mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule ». et le prophète (pbsl) dit : « celui qui avait deux femmes et qui n’appliquait pas la justice entre elles, vient le jour du jugement avec sa moitié tombante » (22). egalement, moslim a rapporté que d’après abd allah ibn ‘amr, le prophète (pbsl) dit : « les justes seront assis sur des estrades lumineuses à la droite d’allah (exalté soit-il), – et ses deux mains sont de droite – ceux qui appliquent la justice dans leurs jugements, dans le traitement de leurs familles, et parmi les personnes qu’ils régissent » (23).


deuxième type : la justice dans les sentiments : les sentiments du cœur et les émotions de la dévotion, et c’est une justice qui reste en dehors du contrôle des personnes. elle n’est donc pas requise pour les êtres humains. et c’est ce qui est stipulé dans ce verset : « vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. ne vous penchez pas tout à fait vers l'une d'elles, au point de laisser l'autre comme en suspens. » (24)
toutefois, cette justice n’accepte pas l’oppression, car si le cœur tend vers une femme, il est nécessaire d’y laisser un espace pour l’autre afin qu’il ne penche pas entièrement vers l’une et laisse l’autre comme si elle n’était pas mariée ou « en suspens ». et la mère des croyants, aicha (qu’allah soit satisfait d’elle) et épouse du prophète (pbsl) avait une place particulière dans le cœur du prophète (pbsl) et il lui réservait une affection particulière. le prophète (pbsl) disait : « ô allah, ceci est ma répartition dans ce que je possède, alors ne me blâme pas pour ce que tu possèdes et que je ne possède pas ».
de ce fait, le deuxième verset n’interdit pas la polygamie citée dans le premier, car la justice indiquée dans le premier verset est celle qui est requise – à savoir l’équité matérielle – mais dans le second verset, il est demandé que le cœur ne penche pas complètement car les sentiments des cœurs ne sont pas sous le contrôle de l’être humain mais sont entre deux doigts d’allah qui les tourne comme il veut. pour cela, le prophète (pbsl) disait : « ô allah qui retourne les cœurs, scelle mon cœur sur ta religion ». toutefois, si la personne a peur de ne pas assurer l’équité matérielle en se mariant avec plus d’une épouse, il lui faut s’en tenir à une seule et il ne lui est pas permis de la dépasser : « mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule », puis ce verset précise la raison derrière cela qui est d’éviter l’iniquité et assurer la justice : « cela, afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille). »

quatrièmement : la sagesse dans la permission de la polygamie avec sa réglementation se caractérise dans ce qui suit – mais allah (exalté soit-il) connaît mieux sa sagesse - :
cette permission n’est pas dans le but d’assouvir une jouissance animale, ni pour aller d’une femme à l’autre, mais c’est une nécessité qui fait face à une autre nécessité, et une solution qui résout un problème, afin que l’islam ne reste pas les bras croisés face à ces problèmes et ces nécessités, et ne soit pas incapable d’affronter les aléas de la vie. en effet, la législation d’allah ne peut être de la sorte.
supposons qu’on ait deux systèmes – comme mentionné par dr. mahmoud amara – d’un côté un système qui autorise la polygamie, mais qui interdit toutes les autres relations pécheresses entre les deux sexes et frappe d’une main de fer les personnes qui transgressent l’honneur et qui pataugent dans les différentes formes d’adultère. et d’un autre côté, un système qui interdit la polygamie mais qui autorise les fréquentations et les relations adultérines entre les deux sexes et ne punit aucune transgression dans ce domaine.. donc, s’il est nécessaire d’autoriser la pluralité, il n’y a pas de système plus vertueux ou meilleur que le premier système qui respecte l’humanité de la femme, ses droits et ses enfants. (27)
l’islam, dans sa vision de la société – individu ou groupe – a une considération pour l’intérêt général qui est prioritaire par rapport à l’intérêt individuel dans le but de faire bénéficier l’ensemble et d’éviter les débauches destructrices. a la lumière de cela, nous disons : il y a sept cas qui nécessitent la polygamie, qui sont : les cas relatifs à la femme divorcée, veuve, célibataire (vieille fille), stérile, auxquelles sont rajoutés les cas relatifs à la nature de l’homme, les conditions de guerre, et les lois d’allah (exalté soit-il) dans l’univers. (28)


les cas relatifs à la femme sont :
la divorcée, la célibataire (vieille fille) et la veuve sont trois groupes qui affrontent le spectre de la privation et du nombre réduit de personnes qui désirent se marier avec elles. elles vivent donc une répression et un conflit avec leur instinct naturel et se trouvent alors devant deux choix : ou bien elles font appel aux moyens de séduction et de déviation, ou bien elles se marient avec des hommes mariés, devenant alors la seconde, la troisième ou la quatrième épouse. de ce fait, la polygamie devient logiquement et sagement la solution la plus réaliste et la plus efficace pour les empêcher de tomber dans la dépravation et la déviation.
dans le cas de la stérilité, avec l’envie naturelle de procréation de la part de l’époux, il se trouve donc face à deux alternatives : il la répudie pour se marier avec une autre femme qui pourra satisfaire son désir naturel de filiation, ou bien épouse une autre tout en la gardant et en fréquentant les deux femmes.
le deuxième choix reste le plus raisonnable et le plus réaliste par rapport au divorce qui détruit les foyers « et il se peut que la femme stérile puisse trouver une compagnie et une affection avec les enfants de l’autre, se réconciliant ainsi avec sa propre privation » 29 et «allah crée ce qu’il veut »(30)


les cas relatifs à l’homme sont :
certains hommes ont un désir fort qu’ils ne peuvent contrôler et qu’une femme seule ne peut assouvir. ceci à cause d’une faiblesse dans le corps de la femme, une maladie incurable, ou bien son âge avancé.. est-ce que l’homme dans ce cas doit réprimer son désir instinctif ? ou bien doit-il être libre de recourir à l’adultère ? ou bien doit-on lui permettre de se marier avec une autre tout en gardant la première ? la troisième solution est celle qui représente la sagesse, la raison et la religion. elle est également celle qui contente à la fois l’instinct d’un côté et la morale islamique de l’autre côté. en plus, elle permet de garder la dignité et la compagnie de la première épouse.
il y a d’autres cas où le nombre de femmes dépasse le nombre d’hommes – notamment en cas de guerre ou d’épidémie… ces cas sont – comme l’indique sayid qotb – des situations de perturbations sociales évidentes. alors, comment le législateur peut-il y faire face tout en conciliant à la fois la société, l’homme, la femme et l’humanité entière ?.. il ne peut y avoir qu’une solution parmi trois :


première solution :
chaque homme se marie avec une femme, et il restera une ou deux femmes – selon la proportion des hommes par rapport aux femmes - qui ne connaîtront pendant leur vie ni homme ni foyer ni enfant ni famille.


deuxième solution :
chaque homme se marie avec une femme qu’il fréquentera maritalement. et il aura des relations extraconjugales avec d’autres femmes afin qu’elles connaissent un homme dans leur vie mais sans foyer ni enfant ni famille, à part les enfants illégitimes qui souffriront de la honte et de la perte.

troisième solution :
chaque homme se marie avec plus d’une femme afin qu’elle ait le rôle d’épouse et obtienne l’assurance du foyer, de la famille et des enfants. ceci permettra également à l’homme de se libérer de la souillure du délit, de l’anxiété du péché et la torture de la conscience. enfin, ceci élèvera la société des méfaits du désordre, de l’embrouillage des filiations, et de l’obscénité.
laquelle de ses solutions convient le plus à l’humanité, à la masculinité et à la dignité de la femme elle-même ? (31)

et la réponse :
il est indéniable que la troisième solution s’impose d’elle-même. en effet, la femme n’en est pas uniquement satisfaite de façon libre et volontaire, mais elle l’encourage et le revendique. les femmes d’allemagne ont elles-mêmes réclamé la polygamie car nombres d’hommes et de jeunes ont été sacrifiés lors de la deuxième guerre mondiale et parce qu’elles voulaient se prémunir de l’adultère et protéger leurs enfants de l’illégitimité. ainsi, le congrès de la jeunesse mondiale qui s’était tenu à munich en allemagne avait recommandé d’autoriser la polygamie comme solution au problème du nombre important
de femmes par rapport à celui des hommes après la deuxième guerre mondiale. (32)


cinquièmement :
en régulant la polygamie et en la conditionnant par la « justice », l’islam ne l’a pas imposée à la femme et ne l’a pas obligé à l’accepter. au contraire, c’est à elle que revient l’acceptation ou le refus. en effet, la femme – qu’elle soit mariée avant ou pas – a toute la liberté d’accepter ou de refuser celui qui se présente pour la demander en mariage. son tuteur n’a pas le droit de la forcer à faire ce qu’elle ne veut pas, conformément à ce qu’a dit le prophète (pbsl) : « la mariage n’est valide qu’après l’obtention de l’approbation explicite de la femme, si elle est vierge, et l’approbation implicite si elle s’était déjà mariée auparavant » (33).

lorsqu’une jeune fille vint se plaindre au prophète (pbsl) à cause de son père qui s’apprêtait à la marier à son cousin en dépit de sa volonté, elle raconta à aicha (qu’allah soit satisfait d’elle) : mon père m’a marié avec mon cousin pour redresser sa lâcheté à mes dépens, alors que ne n’y suis pas favorable. elle lui répondit : assieds-toi jusqu’au retour du prophète (pbsl). a son arrivée, elle l’informa de son problème. le prophète (pbsl) fit appeler le père et l’invita à venir, puis il laissa la fille choisir ce qu’elle veut. elle dit alors : « ô prophète d’allah, j’ai accepté ce qu’a fait mon père, mais je voulais éduquer les femmes qui allaient venir après moi à propos de cela » (34).


en résumé:
l’islam a autorisé la polygamie – comme nous l’avons expliqué – comme une solution et une issue en la conditionnant par l’application de la « justice ». en plus, la charia islamique la considère comme des fenêtres étroites pour des situations exceptionnelles et forcées, et comme un remède pour des cas pathologiques existants, dans l’objectif de protéger l’ensemble de la société. cependant, la polygamie n’est pas répandue de façon qui pourrait déranger les femmes et inciter ceux qui ont les cœurs malades à utiliser leurs raisonnements et leurs plumes pour diffamer le coran.

quelques personnes non-musulmanes éprises de justice ont pensé de façon logique et scientifiquement objective et ne se sont pas penchées vers leurs fantaisies, mais ont exprimé la vérité et l’ont complimentée. etienne dinet dit dans son livre « mohammed, prophète d’allah » que la théorie de la monogamie qui est adoptée par le christianisme en surface dissimule en vérité plusieurs désagréments qui ressortent précisément dans trois conséquences concrètes extrêmement dangereuses et néfastes. ces conséquences sont la prostitution, les filles non mariées et les enfants illégitimes. ces problèmes sociaux et moralement néfastes n’étaient pas connus dans les pays où la charia islamique était appliquée de façon complète, mais s’y sont infiltrés et répandus après leur contact avec la civilisation occidentale. (35)


et ceci est un écrivain anglais – du journal london truth – qui déclare : mon cœur se déchire de chagrin concernant les filles errantes, et ce chagrin reste inutile même s’il est partagé par tout le monde. il n’y a point de salut pour en finir avec cette situation de souillure qu’en permettant aux hommes de se marier avec plus d’une épouse. grâce à ce moyen, ce fléau va disparaître et nos filles vont devenir des maîtresses de maison. la pire des calamités serait d’obliger l’homme européen à se limiter à une seule épouse… (36)


c’est ainsi que la société qui ferme les portes au visage de la femme – sous prétexte de liberté et d’assurance des droits – en l’empêchant d’avoir des relations légales, lui embellit par là même le chemin du vice et du désir décadents et la laisse à la portée des autres. quels sont alors ses droits ? et quelle dignité veulent-ils pour la femme ? allah (exalté soit-il) a raison en disant : « vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins » (37) mais il paraît que l’occident voudrait dire : «expulsez de votre cité la famille de lot ! car ce sont des gens qui affectent la pureté. » (38) 

(1) an-nisâ' 3
(2) la place de la femme dans le judaïsme, le christianisme et l’islam, al-liwa' ahmad abdul wahhab, page 150, ministère des affaires islamiques. talmud: c’est le second livre dont les juifs disent qu’il comprend les instructions orales de moïse (psl) et le considèrent à un niveau supérieur à celui de la torah.
(3) (la genèse 35:23-26)
 (4) (al-qozat "les juges" 8:3-31) à propos de: la femme dans le judaïsme, le christianisme et l’islam de zaki abu adha, page 284-286.
(5) la position de la femme dans la religion juive par m. mohammad ashor, page 11. sa référence est : la pensée religieuse israélienne du dr. hassan dada.
(6) concubinage : prendre une des esclaves comme femme sans établir un contrat de mariage, comme si c’était un droit que l’esclave devait envers son maître.
(7) référence : la femme dans le judaïsme, le christianisme et l’islam, par zaki abu adha, page 291-293.
(8) (corinthiens 7: 32-34) a propos: la femme dans le judaïsme, le christianisme et l’islam, par zaki abu adha, page 304
(9) an-nahl 72
(10) al-a’raf 189
(11) référence : la femme dans le saint coran, par sayed qotb, préparé par ikasha abdul mannan, page 19
(12) raconté par al-baihaqi d’après un récit de saad bin abi waqqas.
(13) raconté par ibn majah dans son livre du mariage. no. 1862.
(14) raconté par ibn majah dans son livre du mariage. no. 1846.
(15) raconté par an-nassai, no. 2242, et ahmad dans son "musnad" (1/58).
(16) an-nisâ' 3
(17) raconté par al-bukhari dans son livre « al-adab al-mufrad », no. 256. raconté également par ibn majah dans son livre du mariage et par ahmad dans son « musnad » (2/13, 14).
(18) raconté par abu dawood, no. 2241, et égalment par ibn majah 1952.
(19) raconté par al-shafi'i dans son livre du mariage, volume 2/19.
(20) an-nisâ' 3
(21) raconté par al-nassai, no. 3942 ; al-tirmidhi, no. 1141 ; ibn majah, no. 1969 ; al-darami, no. 2206 ; et ahmad, no. 8363 et 9740
(22) raconté par mûslim dans son livre “al imara” no. 1827
(23) an-nisâ' 129
(24) raconté par abu dawood, no. 1234; al-tirmidhi, no. 1140; ibn majah, no. 1969; al-nassai no. 647; et ibn majah, no. 1971
(25) référence: libération de la femme des illusions des gens ignorants, par dr. mahmoud amara, pages 123 et 124
(26) référence: le saint coran parle de la femme, par abdul rahman al-barbari, page 39.
(27) référence: la femme dans le saint coran, page 85 et 86
(28) ash-shura 49
(29) référence: l’islam et la paix internationale, par sayed qotb, page 95-97, editions al-shorouq, version 13, 1422 a.h – 2001 a.d
(30) référence: la polygamie et son objectif en islam, par dr. jum’a al-kholi, page 4.
(31) raconté par al-bukhâri, no. 5136 ; mûslim, no. 1419 ; al-tirmidhi, no. 1107 ; al-nassai, no. 3265 ; ibn majah, no. 1811 ; abu dawood, no. 2092 ; al-darami, no. 2186 et par ahmad dans son “musnad”.
(32) raconté par abu dawood, no. 2096 ; ibn majah, no. 1874 ; ahmad dans son “musnad”, no. 24650 ; et par al-baihaqi dans son “as-sunan”, no. (7/200).
(33) « mohammed, prophète d’allah », etienne dinet et sulaiman ibrahim, page 395, traduit par dr. abd el-halim mahmoud et mohammad abd el-halim, editions nahdat misr, version 2, 1958 a.d
(34) les droits de la femme en islam, par rachid reda, page 75. a propos : la polygamie et son objectif en islam, par dr. jum’a al-kholi.
(35) an-nisâ' 25
(36) an-naml 56, 54

Auteur Mr. Abdulsalam



le prophète mohammed (que la paix et les bénédictions de dieu soient sur lui) a été décrit, dans le coran, comme une miséricorde pour l’univers :
« et nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. » (coran 21:107)
cette miséricorde ne se limitait pas qu’aux musulmans; elle touchait aussi les non-musulmans, dont certains n’avaient ménagé aucun effort pour tenter de lui nuire et de faire obstacle à sa mission.  cette miséricorde et cette indulgence sont évidentes lorsque l’on considère le fait que le prophète (que la paix et les bénédictions de dieu soient sur lui) n’a jamais cherché à se venger à un niveau personnel et a toujours pardonné à ses ennemis les plus acharnés.  ‘aisha, son épouse, a rapporté qu’il ne se vengeait jamais pour des raisons personnelles.  elle a aussi déclaré qu’il ne répondait jamais au mal par le mal, mais qu’il pardonnait aux autres.  ce trait de caractère, chez lui, apparaîtra encore plus clairement à la suite de l’étude de certains épisodes de sa vie.

au début de sa mission, le prophète entreprit un voyage à taïf, ville située dans les montagnes près de la mecque, afin d’y inviter ses habitants à embrasser l’islam.  les leaders de taïf, cependant, se montrèrent impolis et discourtois envers  le prophète (que la paix et les bénédictions de dieu soient sur lui).  et non contents de leur insolence à son égard, ils poussèrent même certaines bandes de la ville à le harceler.  cette racaille suivait le prophète en lui criant des insultes, allant même jusqu’à lui jeter des pierres, jusqu’à ce qu’il soit obligé de trouver refuge dans un verger.  ainsi, il eut à essuyer à taïf autant de rejet et de mépris qu’à la mecque.  ces voyous se postaient de chaque côté du chemin, lui lançant des pierres jusqu’à ce que ses pieds en soient blessés et ensanglantés.  ces attaques découragèrent tant le prophète, et le plongèrent dans un tel état de dépression qu’une prière, dans laquelle il mentionnait son impuissance et sa situation pitoyable, monta spontanément à ses lèvres.  implorant l’aide de dieu, il dit :
« ô allah!  à toi je me plains de ma faiblesse, de mon manque de ressources et de mon humiliation devant ces gens. tu es le plus miséricordieux, le seigneur des faibles et mon maître.  à qui me confieras-tu?  à un étranger mal intentionné, ou à un ennemi qui aura le dessus sur moi?  si tu ne m’attribues aucun mérite, peu m’importe; car ton bienfait sur moi est grand.  je cherche refuge dans la lumière de ton visage par laquelle l’obscurité se dissipe et par laquelle chaque affaire de ce monde et de l’au-delà est dirigée, de crainte que ta colère descende sur moi ou que ton déplaisir s’abatte sur moi.  je n’ai besoin que de ta satisfaction car toi seul fais en sorte que je fasse le bien et que j’évite le mal.  il n’y a de force et de puissance qu’en toi. »
le seigneur lui envoya alors l’ange des montagnes, qui lui demanda la permission de joindre les deux montagnes, ce qui aurait eu pour effet d’écraser toute la ville de taïf, qui était située entre les deux.  mais de par sa grande tolérance et sa compassion, le messager de dieu (que la paix et les bénédictions de dieu soient sur lui) répondit :
« non!  car j’espère que dieu fera naître d’eux des gens qui l’adoreront exclusivement sans rien lui associer. » (sahih mouslim)
sa miséricorde et son indulgence étaient si grandes qu’à plusieurs occasions, dieu lui-même le lui reprocha.  un des plus grands opposants à l’islam, en plus d’être un ennemi personnel, était abdoullah bin oubayy, leader des hypocrites de médine.  proclamant l’islam en apparence, il causait sournoisement beaucoup de tort aux musulmans et à la mission du prophète.  sachant cela, le prophète accomplit quand même la prière funéraire sur lui, à sa mort, et pria dieu de lui pardonner.  le coran mentionne cet incident en ces termes :
« et n’accomplis jamais, (ô mohammed), la prière (funéraire) sur l’un d’entre eux qui meurt, et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe.  ils n’ont pas cru en dieu et en son messager et ils sont morts en transgresseurs. » (coran 9:84)
et pourtant, abdoullay bin oubayy avait œuvré toute sa vie contre mohammed et l’islam et n’avait ménagé aucun effort pour le discréditer et nuire à sa mission.  il avait retiré ses trois cents partisans du champ de bataille lors de la bataille d’ouhoud et avait faillit mettre les musulmans en échec d’un seul coup.  il était toujours mêlé à des complots ou engagé dans des hostilités contre le prophète et les musulmans.  c’est lui qui avait tenté de jeter le prophète dans l’humiliation en incitant ses alliés à accuser faussement son épouse, ‘aisha, d’adultère afin de les discréditer, lui et le message qu’il prêchait.
la miséricorde du prophète (que la paix et les bénédictions de dieu soient sur lui) s’est aussi étendue à ceux qui avaient brutalement tué, puis mutilé le corps de son oncle hamzah, une des personnes qui lui étaient le plus chères.  il avait été l’un des premiers à embrasser l’islam et, grâce à son pouvoir et à sa position au sein de la hiérarchie de qouraish, il avait évité bien des maux aux musulmans.  un esclave abyssinien appartenant à la femme d’abou soufyan, hind, chercha et tua hamzah sur le champ de bataille durant la bataille d’ouhoud.  durant la nuit qui avait précédé la victoire de la mecque, abou soufyan avait accepté l’islam, craignant la vengeance du prophète (que la paix et les bénédictions de dieu soient sur lui).  ce dernier lui pardonna et ne lui demanda aucune compensation pour toutes les années de souffrance qu’il lui avait infligées.
après la mort de hamzah, hind alla mutiler son corps.  elle ouvrit sa poitrine, en retira son foie et son cœur et les déchiqueta.  elle alla même jusqu’à mâcher un morceau de son foie, sans toutefois l’avaler.
plus tard, lorsqu’elle vint calmement trouver le prophète pour lui dire qu’elle acceptait l’islam, il la reconnut mais ne dit pas un mot.  elle fut si impressionnée par sa magnanimité et sa stature qu’elle dit : «ô messager de dieu, aucune tente ne fut plus détestée par moi que la tienne; mais aujourd’hui, nulle n’est plus chère à mes yeux que la tienne. »
ikrama, le fils d’abou jahl, était un grand ennemi du prophète et de l’islam.  il s’enfuit au yémen après la victoire de la mecque.  après que sa femme eut embrassé l’islam, elle l’amena voir le prophète.  ce dernier fut si content de le voir qu’il l’accueillit en ces termes :
« bienvenue, ô cavalier émigrant. »
safwan ibn oumaya, un des leaders de la mecque, était aussi un grand ennemi de mohammed et de l’islam.  il avait promis une récompense à oumayr ibn wahab s’il arrivait à tuer mohammed.  lorsque la mecque fut conquise, safwan s’enfuit à jeddah dans l’espoir de trouver un bateau qui le conduirait au yémen.  oumayr ibn wahab vint voir le prophète et lui dit : « ô messager de dieu!  safwan ibn oumaya, chef de tribu, s’est enfuit de crainte de ce que tu pourrais lui infliger, et il menace de se jeter à la mer. »  le prophète lui envoya une garantie de protection et lorsqu’il revint, il demanda à mohammed un délai de deux mois pour prendre une décision.  ce dernier lui accorda quatre mois, après lesquels safwan ibn oumaya devint musulman de son propre chef.
habbar ibn al-aswad était un autre ennemi acharné contre mohammed et l’islam.  il blessa gravement zaynab, la fille du prophète, lors de son émigration à médine.  elle était enceinte au début de son émigration et les polythéistes de la mecque tentèrent de l’empêcher de partir.  mais alors qu’elle partait, cet homme, habbar ibn al-aswad, l’agressa et la fit tomber de son chameau.  sa chute entraîna la mort du fœtus qu’elle portait en plus de la blesser sérieusement.  par ailleurs, il commit de nombreux autres crimes contre les musulmans.  après la conquête de la mecque, il pensa d’abord à fuir en perse, mais décida finalement de se rendre à mohammed, qui lui pardonna avec beaucoup de magnanimité.
la tribu de qouraish elle-même était ennemie de l’islam.  et, durant une période de treize ans, durant laquelle le prophète est demeuré à la mecque, les membres de qouraish le réprimandaient, le provoquaient et se moquaient de lui, le frappaient et le harcelaient, à la fois physiquement et mentalement.  une fois, ils jetèrent le placenta d’une chamelle sur son dos alors qu’il priait.  ils le boycottaient, lui et les siens, jusqu’à ce qu’un jour, ce mauvais traitement devienne tout à fait insupportable.  ils complotèrent et tentèrent de le tuer à plusieurs reprises, et lorsque le prophète s’enfuit finalement à médine, ils mobilisèrent la plupart des tribus arabes et menèrent plusieurs guerres contre lui et ses fidèles.  malgré tout cela, lorsqu’il revint finalement à la mecque avec une armée de 10 000 musulmans, il ne chercha à se venger de personne.  il dit plutôt à qouraish :
« ô peuple de qouraish!  que pensez-vous que je vais vous faire? »
espérant une réponse positive, ils dirent : « tu ne nous feras que du bien.  tu es un frère noble, fils d’un frère noble. »
alors le prophète dit :
« je vous dis ce que joseph dit à ses frères : « je ne vous fais aucun reproche.  allez!  vous êtes tous libres! »
un tel exemple de pardon se trouve rarement dans les annales de l’histoire.  même son ennemi le plus acharné, abou soufyan, qui avait mené de nombreuses guerres contre l’islam, reçut son pardon.
le prophète (que la paix et les bénédictions de dieu soient sur lui) aimait le pardon, et aucun crime ni agression contre lui n’était trop horrible pour qu’il le pardonne.  il était un exemple parfait d’indulgence et de bonté, tel que le mentionne le verset coranique suivant :
« pardonne-leur, (ô mohammed), commande ce qui est convenable et détourne-toi des ignorants. » (coran 7:199)
il répondait toujours au mal par le pardon et la gentillesse car, à ses yeux, un antidote était préférable à un poison.  il croyait et appliquait le précepte selon lequel l’amour peut venir à bout de la haine et qu’il est possible de venir à bout des agressions par le pardon.  il surmonta l’ignorance des gens par le savoir de l’islam, et la folie et la malveillance des gens par le pardon et la gentillesse.  par son pardon, il a libéré les gens de leur servitude envers le péché et le crime, en plus de les rendre plus tolérants envers l’islam.  il était l’exemple même de ce verset du coran qui dit :


« la bonne action et la mauvaise ne sont pas égales.  repousse le mal par ce qui est meilleur, et voilà que celui qui te traitait en ennemi (devient) un ami intime. » (coran 41:34)

lundi 19 janvier 2015



si nous comparons la vie de mohammed (bpsl) avant son message et sa vie après qu’il ait entamé sa mission, nous pouvons constater qu’il est impossible de croire que mohammed (bpsl) était un faux prophète (bpsl) et qu’il prétendait la prophétie pour l’appât du gain matériel, de la grandeur, de la gloire ou du pouvoir.

mohammed (bpsl) n’avait aucun souci matériel avant sa mission. en effet, il avait réussi à se construire – en tant que commerçant prospère et réputé - un revenu respectable et convenable. alors qu’après sa mission, sa situation financière est devenue mauvaise.


pour éclaircir cela, nous allons relater quelques récits de sa vie :

aicha – épouse du prophète (bpsl)- (qu’allah soit satisfait d’elle) a dit : « ô mon neveu, trois mois lunaires se sont écoulés sans que nous allumions du feu (pour cuire la nourriture) dans la maison du prophète (bpsl). » son neveu lui demanda alors : « et qu’est-ce qui vous a aidé à tenir ? » elle lui répondit : « les deux noires (les dattes et l’eau) ». et il y avait quelques voisins du prophète (bpsl) appartenant aux ansars (habitants de médine) qui possédaient une chamelle et qui donnaient au prophète (bpsl) un peu de son lait. (rapporté par al-bukhari et mûslim).


sahl ibn saâd, un des compagnons du prophète (bpsl) a dit : « jamais au sein du foyer du prophète (bpsl) (bpsl), le pain n’a été fait avec de la farine de qualité supérieure ; et ceci depuis qu’il a été chargé de sa mission et jusqu’à sa mort. » (rapporté par al-bukhari et at-tarmidhi).


aicha (b sur elle) a dit : « le matelas du prophète (bpsl) sur lequel il dort était fabriqué à partir du cuir tissé avec les ficelles des dattiers. »
amr ibn al-hârith, un des compagnons du prophète (bpsl) a dit : « le prophète (bpsl) (bpsl) n’a laissé après sa mort qu’un mulet blanc pour monter, les équipements de combat (épée, bouclier et casque) et un bout de terrain qu’il a laissé comme aumône. » (rapporté par al-bukhari et le mousnad d’ahmed)



mohammed (bpsl) a mené une vie dure jusqu’à sa mort, malgré le fait que l’argent des musulmans était à sa disposition, que la grande majorité de la péninsule arabique avait embrassé l’islam et malgré la victoire des musulmans après dix-huit ans de son message.
après tout cela, est-ce que la prophétie de mohammed (bpsl) était juste une présomption dans le but d’obtenir statut, prestige et pouvoir ?
le désir de jouir du prestige et du pouvoir s’accompagne généralement de la bonne nourriture, des vêtements sélectionnés, de palais majestueux, de gardiens vigoureux et une autorité qui refuse toute contestation.
la vie de mohammed (bpsl) était-elle ainsi ?
nous allons relater quelques aperçus de sa vie (bpsl) afin de répondre à ces questions…



malgré ses responsabilités en tant que prophète (bpsl), enseignant, homme d’état et juge, mohammed (psl) avait l’habitude de traire sa chèvre de ses nobles mains, de repasser ses vêtements, raccommoder ses chaussures, aider dans les travaux ménagers et rendre visite aux pauvres et aux malades. il (bpsl) a également aidé ses compagnons quand ils creusèrent la tranchée (al khandaq), en transportant le sable avec eux… sa vie a été un modèle exemplaire de simplicité et d’humilité.

ses compagnons l’ont aimé, respecté et ils avaient entièrement confiance en lui. en dépit de tout cela, il a continué à insister sur la nécessité de consacrer le culte à dieu seul et aucunement à sa propre personne.


anas (qu’allah soit satisfait de lui), un des compagnons du prophète (bpsl) a rapporté qu’il n’y avait pas une personne plus aimée que le prophète (bpsl), et que malgré cela, il ne leur permettait pas de se lever quand il rentrait, comme cela se faisait avec les personnes notables.

au début de sa mission, quand il n’y avait pas encore d’indicateurs de la réussite du message (ceci pour les mécréants), à un moment où le prophète (bpsl) et ses compagnons souffraient de diverses formes de torture et de persécution, le prophète (bpsl) reçut une offre alléchante de la part des seigneurs de quoraich. en effet, ils lui ont envoyé `otba qui lui dit : «si tu veux l’argent, nous allons te rassembler assez d’argent pour que tu sois le plus riche d’entre nous. et si tu souhaites le commandement, tu seras notre chef et aucune décision ne sera prise sans ton accord. et si tu veux un royaume, nous te couronnerons roi entre nous. en contrepartie, la seule condition que le prophète (bpsl) mohammad devait respecter était d’arrêter de prêcher auprès des gens l’islam et l’adoration d’un dieu unique sans nul associé.


n’était-ce pas une offre attrayante pour une personne à la recherche d’un profit terrestre ? mohammad (bpsl) a-t-il hésité face à cette offre ? est-ce que son refus a été une ruse de négociation dans le but de laisser la porte ouverte pour une meilleure offre ?


non, au contraire, il répondit fermement avec la parole d’allah (que son nom soit glorifié) : « au nom d'allah, le tout miséricordieux, le très miséricordieux. »

« [c'est] une révélation descendue de la part du tout miséricordieux, du très miséricordieux. un livre dont les versets sont détaillés (et clairement exposés), un coran [lecture] arabe pour des gens qui savent, annonciateur [d’une bonne nouvelle] et avertisseur. mais la plupart d’entre eux se détournent; c’est qu’ils n’entendent pas »(foussilat (41) 2 à 4 jusqu’à la fin des 38 versets de la même sourate.)


a une autre occasion, et en guise de réaction à la requête de son oncle qui lui a demandé d’arrêter la prédication de l’islam auprès des gens, sa réponse fut sincère et stricte : " par allah mon oncle, si on me mettait le soleil dans la main droite et la lune dans la main gauche pour que j’abandonne ce sujet, je ne le ferais pas jusqu’à ce que allah le fasse triompher ou que je périsse."»


la souffrance du prophète (bpsl) et de ses compagnons ne se limita pas uniquement à la persécution pendant une période de treize ans. les mécréants ont également essayé de tuer le prophète (bpsl) à plusieurs reprises. une fois, ils ont jeté un énorme roc – que personne ne peut soutenir- sur sa tête. une autre tentative de meurtre a consisté à empoisonner sa nourriture.


qu’est-ce qui peut justifier une vie si pleine de souffrance et de sacrifice de la sorte, même après avoir complètement vaincu ses ennemis ? qu’est-ce qui peut expliquer sa modestie et sa noblesse qu’il a démontrées dans les meilleurs moments de sa victoire tout en soulignant que le succès est dû à dieu seul et non à sa sagesse personnelle ?

sont-ce les caractéristiques d’une personne égoïste et assoiffée d’argent et d’influence ?


by daraltarjama


le prophète (bpsl) représente l’image pratique même de cette religion

la personne même du prophète (bpsl) est la mise en pratique des préceptes de l'islam. par conséquent, il s'avère indispensable de connaître sa vie: ses ordres, ses interdictions... afin de mieux connaître l'islam.
sa vie regorge de situations. il était en paix et en guerre, il voyageait et résidait, il vendait et achetait... il est important de souligner que tout au long de sa vie, il n'était pas isolé des gens, au contraire, il était toujours en contact direct avec eux. en fait, les musulmans se sont égarés du bon chemin lorsqu'ils ont cessé de suivre le modèle du prophète dans toutes leurs actions; alors qu'allah exalté soit-il dit : «en effet, vous avez dans le messager d’allah un excellent modèle [à suivre] » (al- 'ahzâb (les coalisés):21).


au lieu de suivre le chemin du prophète, certains musulmans se contentent d'une simple lecture de sa biographie soit pour être au courant des faits et des différents combats islamiques, soit pour recevoir la bénédiction d'allah.
tout c
eci réfère à l'une des deux raisons suivantes: premièrement, l'ignorance du principe d'imitation du prophète (bpsl), alors qu'il est indispensable pour l'aimer. deuxièmement, l'incapacité de déterminer les différents endroits de sa biographie qu'on doit suivre à cause de la faiblesse de la capacité de déduction ou bien le manque de connaissances et de lectures appropriées. c'est pourquoi il s'avère important de mettre l'accent sur les conclusions qu'on peut tirer de la biographie du  prophète (bpsl).


si le but ultime d'un non musulman, en étudiant la biographie du prophète (bpsl), est de jouir des histoires qu’elle comprend, d’étudier sur une période historique révolue, ou de connaître des personnes de grande notoriété, le cas du musulman est tout autre. celui-ci vise, par son étude de la biographie du prophète (bpsl),  à :


1. le prendre comme modèle et exemple à suivre. le prophète (bpsl) est la seule personne qui mérite par excellence d'être obéi et suivi. le noble coran renferme de nombreux versets qui illustrent ce sens, parmi lesquels citons: «en effet, vous avez dans le messager d’allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en allah et au jour dernier et invoque allah fréquemment» (al- 'ahzâb (les coalisés): 21); «et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés» (an- noûr (la lumière): 54); « quiconque obéit au messager obéit certainement à allah. » (an- nisâ' (les femmes): 80); «dis: «si vous aimez vraiment allah, suivez-moi, allah vous aimera.» ('âl –'imrân (la famille d'imran): 31).
le prophète représente donc une application claire et exhaustive des principes de l'islam indispensable en vue de bien adorer notre créateur et lui obéir.
la biographie du prophète (bpsl) constitue un bon exemple pour toute personne quelque soit sa position ou son état, à titre d'exemple:


• les prédicateurs apprennent les diverses manières et phases d'appeler à allah ainsi que les moyens de surmonter les difficultés et les obstacles. ils apprennent également qu'ils doivent déployer tout effort en vue d'atteindre leurs objectifs comme le prophète (bpsl) a fait afin de répandre cette religion.
• les pédagogues apprennent les différentes manières d'éducation.
• les leaders apprennent les principes du commandement.
• les ascètes y trouvent les sens et objectifs de l’ascétisme.
• les commerçants y apprennent le système du commerce, ses objectifs et ses méthodes.
• les éprouvés apprennent comment atteindre les plus hauts degrés de la patience, la fermeté face aux différentes épreuves et la confiance en allah surtout que la fin heureuse sera aux pieux.
• les oulémas seront guidés par sa biographie dans la compréhension du noble coran. ils connaissent l'abrogeant et l'abrogé, les raisons de la descente des versets coraniques...
• toute la nation apprend les principes moraux.


à cet égard, ibn kathir décrit l'étude de la biographie du prophète disant: "c'est un art qui mérite de lui attribuer une attention particulière et de se préparer pour le faire. comme l’a rapporté mohamed ibn ‘omar al- waqedi d’après abdullah ibn ‘omar ibn ‘ali dit: " j'ai entendu mon père dire que ‘ali ibn al- hussein dit: " on apprenait les combats du prophète (bpsl) comme on apprenait les sourates du coran". al- waqedi ajoute qu'il a entendu mohamed ibn abdullah dire: " mon oncle al-zohari décrit les combats du prophète en tant que la science de l'au –delà et du monde d'ici bas".


de même, Ismaël ibn mohamed ibn s'aad ibn abi wakkas a dit: "mon père nous enseignait les combats du prophète (bpsl) en nous disant : ‘ceci sont les récits de vos ancêtres, n’oubliez jamais de les réconter.’"
en fait, l'histoire de l'humanité a vu naître un bon nombre de rois, chefs, poètes, philosophes... mais qui parmi eux constituent un modèle à suivre? ces personnes qui étaient d'une grande notoriété, à leur époque, sont tombées dans l'oubli et on ne se rappelle aujourd'hui que de quelques noms.
de plus, on remarque que la biographie de certaines personnes célèbres, à leur époque, est devenue la risée de l'humanité entière tout au long de l'histoire. à titre d'exemple, le roi namroud (néron) qui argumenta contre le prophète ibrâhîm (paix sur lui) disant: « moi aussi, je donne la vie et la mort.» (al –baqara (la vache): 258), pharaon qui a dit: «c’est moi votre seigneur, le très haut». (an- nâzi'ât  (les anges qui arrachent les âmes): 24) «ô notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. » (al- qassas (le récit) : 38). ces hommes- ci ont réussi, à leur époque, à falsifier la réalité et à étourdir leur peuple pour les inciter de la sorte à leur obéir. toutefois, la réalité est complètement dévoilée après leur mort et ils deviennent source de moquerie pour l'humanité entière.



la biographie du prophète (bpsl) joue un rôle prépondérant à faire sortir les gens des ténèbres de l'athéisme à la lumière de la foi et de la croyance en allah l'unique. à cet égard, allah exalté soit- il dit: «ô prophète! nous t’avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur, appelant (les gens) à allah, par sa permission; et comme une lampe éclairante. » (al-'ahzâb (les coalisés): 45, 46)
2. nous étudions la vie du prophète pour accroître notre croyance en sa véracité. la biographie du prophète (bp sur lui) met en relief ses miracles, les preuves de sa prophétie... ce qui dénote sa perfection et son mérite.
3. ancrer son amour dans nos cœurs. sa biographie met en exergue ses moralités éminentes, sa générosité, son acharnement pour guider sa nation vers le sentier d'allah, sa sollicitude pour elle et son désir de l'éloigner de toutes les difficultés qu'elle subit...  ce qui augmente son amour dans les cœurs des musulmans.