mardi 17 mars 2015


ceux qui ont osé caricaturer notre prophète  n’ont même pas pris le soin de se renseigner sur sa véritable description. cela montre encore une fois l’ignorance de ces gens au sujet de l’islam, ses fondements, ses valeurs et ses sources. en effet, l’encyclopédie universalis décrit en introduction notre prophète mohammad  comme suit : « mohammad est, parmi les fondateurs des grandes religions universalistes, celui que nous connaissons le mieux. il a fondé l’islam, qui compte aujourd’hui bien plus d’un milliard et trois cent millions de musulmans et dont le rôle historique fut considérable. sa biographie est loin d’expliquer à elle seule ce succès, mais contribue pour sa part à cette explication. homme génial, issu d’une société en marge des grandes civilisations de l’époque, il sut forger une synthèse idéologique impressionnante, capable de séduire d’abord son pays natal, puis de s’imposer dans une vaste zone du globe. il sut aussi employer des dons remarquables de chef politique et militaire à acquérir le contrôle de l’arabie. » fin de citation.
         comment « celui que nous connaissons le mieux » peut être autant ignoré par des gens qui revendiquent la culture et l’ouverture d’esprit ? on ne s’attardera donc pas sur le fait que ceux qui ont barbouillé ces caricatures n’ont même pas daigné vérifier si l’on connaissait la description physique du prophète muhammad r, ou plutôt ont volontairement pris soin de ne pas le faire…
        déjà, au temps du prophète muhammad r, les polythéistes le nommaient ironiquement « ibn aby kabcha »[1], poussés en cela par une volonté d’ignorer sa généalogie par dénigrement et dévalorisation. l’héritage des railleurs ne cesse d’être transmis…
         tout d’abord, étudions sa réelle description physique. ces dessins le montrent affreux, horrible, les yeux exorbités, un visage mesquin avec un nez crochu, des moustaches pendantes, une barbe hirsute et menaçante, un teint basané, le sourire sadique, etc. toutes les caractéristiques du bicot indigène… un style qui nous rappelle, non sans mal, « l’époque glorieuse » de la colonisation française !
         cette description va totalement à l’encontre de l'image réelle que les compagnons du prophète nous ont transmise. lisez donc ce que dit al-barâ’ ibnou ‘âzib t : « le prophète était de taille moyenne, aux épaules larges, ses cheveux atteignaient le lobe de l’oreille ; je l’ai vu revêtu d’un manteau rouge, je n’avais jamais rien contemplé d’aussi beau. » rapporté par boukhâry dans son recueil authentique.
          an-nawawy (que dieu lui fasse miséricorde), dans son livre intitulé « tahdhîb al-asmâ’ wa al-loughât », rapporte quelques-unes de ses caractéristiques physiques. en résumé, il décrit : « ses cheveux atteignaient parfois le lobe de l’oreille et parfois ses épaules, il avait une barbe épaisse, des mains imposantes et des pupilles profondément noires, ses cils étaient remarquablement longs, un fin duvet recouvrait son torse jusqu’au nombril, sa démarche était vigoureuse, son visage resplendissait comme le resplendissement du clair de lune, son visage n’était que lumière. sa voix était douce et ses paroles étaient décisives, de sorte que quiconque les entendait, pouvait les comprendre. entre ses épaules, se trouvait le sceau et la marque pourpre de la prophétie, il prenait soin de sa chevelure, démêlait toujours sa barbe et se taillait les moustaches ; souvent, il noircissait ses paupières avec du khôl[2]. lorsqu’il marchait, il donnait l’impression que la terre lui était assujettie. il aimait revêtir la tunique (le qamîs) et les habits de couleur blanche. » fin de citation.
         anas ibnou mâlik t disait à son sujet : « je n’ai point touché de satin ni de soie aussi douce que la paume du messager de dieu r et je n’ai jamais senti une odeur aussi agréable que celle du messager de dieu. de surcroît, je l’ai servi durant dix années, jamais il ne me dit « fi ! » par mépris, ni me dit pour une chose que j’avais faite : « pourquoi as-tu fait cela ? », et ni me dit pour une chose que je n’avais pas faite : « peux-tu faire ainsi ? » rapporté par mouslim.
         abdallah ibnou salâm t, savant juif et noble, habitant de médine qui se convertit à l’islam par la suite, relate : « lorsque le messager de dieu r arriva à médine, les habitants affluèrent vers lui. dès lors que je l’aperçus, je sus que ce visage n’était nullement celui d’un menteur. » rapporté par tirmidhy authentifié par dhahaby et albâny. ».
       le poète du prophète, hassâne ibn thâbit t déclamait un poème au sujet de la beauté du messager r :
plus beau que toi, mes yeux n’ont jamais rien admiré !
         aussi sublime que toi, les mères n’ont jamais enfanté !
exempt de tout défaut, parfaitement tu fus créé,
 comme si tu le fus selon ta propre volonté !
         succinctement, voilà ce que l’on peut mentionner à propos de ses caractéristiques physiques. en somme, ce prophète r était connu pour sa distinction, sa beauté, son élégance, son éclat, sa loyauté et son honnêteté. loin des préjugés qu’on de lui certaines personnes. lisez donc ce qui suit et remarquez sa noblesse d’esprit.
         lorsqu'il prenait place parmi ses compagnons, le silence s’installait de telle sorte que chaque mot qui émanait de sa bouche était perçu comme un trésor. il ne riait jamais au-delà du sourire et se couvrait la bouche avec la main en cas d'excès de joie. il était très éveillé. il était d'un caractère égal, sans arrogance ni raideur. il s'intéressait aux affaires de tous, aussi bien des esclaves que des nobles. il assistait aux funérailles des plus humbles croyants. jamais de sa main bénie, il ne frappa une femme, ni un de ses domestiques, il aimait rechercher les avis et les conseils auprès de ses vertueuses épouses et de ses nobles compagnons, il aimait la plaisanterie non blâmable lorsqu'elle ne menait pas au mensonge. jamais d’homme ne renferma d’aussi nobles valeurs !
         de même, les caricatures le décrivent mesquin, avide et insolent. cette description va totalement à l’encontre de l'image réelle que les historiens, musulmans ou non, connaissent. lisez donc ce qui suit et jugez par vous-même…
         abdallah al-jadaly interrogea aïcha (que dieu l’agrée) au sujet du comportement du prophète r. elle répondit : « il ne tenait nullement de propos vulgaire et n’était point pervers, et ne chahutait point dans les marchés, il ne rendait pas un mal par un autre, mais au contraire il pardonnait et excusait. » rapporté par tirmidhy et authentifié par albâny.
         at-tabarâny rapporte d’après safyia bint houyay, fille d’un noble juif et mère des croyants, qui témoigne : « je n’ai vu aucune personne ayant un comportement aussi parfait que le messager de dieu r. » rapporté par ahmad. ce hadith est considéré comme bon.
          anas ibn mâlik t disait qu'il n'aimait personne autant que le prophète muhammad r et pourtant, lorsqu'il venait à ses compagnons, ils ne se levaient pas pour lui, parce qu'il savait que le prophète r détestait qu'on se lève en son honneur, comme le font certains peuples pour leurs souverains et leurs nobles. rapporté par tirmidhy et authentifié par albâny.
         le messager de dieu r était le plus charitable des hommes et l’était encore plus au mois de ramadan. il était le plus aimable et le plus magnanime, sa peau dégageait un parfum des plus agréables et il craignait dieu plus que tout autre.
         il ne se mettait jamais en colère pour une raison personnelle, mais seulement quand on violait ce qui était sacré auprès de dieu et il ne se reposait qu'après avoir fait triompher le droit. il appliquait le coran à la lettre, il était extrêmement modeste. tout en suffisant aux besoins de sa famille, il restait à l'écoute des démunis, il était très pudique, ne critiquait jamais les plats qu'on lui servait, s'il aimait un plat, il le mangeait, sinon, il n'y touchait pas ; il ne mangeait jamais dans une position accoudée. il appréciait les sucreries et le miel.
         accessible à tous, qu’ils soient pauvres ou riches, il n’empêchait personne de lui parler, ne refusant jamais d’aider les plus démunis, toujours avec le meilleur des comportements. il répondait aux invitations les plus modestes, comme il a dit lui-même :

« dieu élève quiconque fait preuve d’humilité pour son seigneur.» rapporté par mouslim d’après abou hourayra t.

         il interdisait aux gens de s’insulter ou de se maudire, et ordonnait la douceur en disant :

« toute chose faite avec douceur s’embellit et toute chose qui en est dépourvue s’enlaidit ». (rapporté par mouslim d’après aïcha t)
         il s'écoulait parfois un mois sans qu'un feu fût allumé dans aucun de ses logements. il acceptait les cadeaux, mais ne prenait jamais de l'aumône. il réparait ses propres souliers, ravaudait ses vêtements et visitait les malades. il dormait sur une modeste paillasse remplie de fibres végétales, dédaignant ainsi les plaisirs terrestres. dieu u mit tous les trésors de la terre à sa disposition, mais il leur préféra l'autre monde. il s'efforçait de gagner l'amitié des hommes, rendait honneur aux meilleurs membres d'une tribu et la recommandait à leurs soins.
         amr ibn al-hâreth t, un de ses compagnons a dit : « lorsque le prophète est mort, il n'a laissé ni argent ni quoi que ce soit d'autre, à part sa mule blanche qu'il montait, ses armes, et une parcelle de terre qu'il laissa en charité. » hadith authentique rapporté par boukhâry.
         le prophète muhammad r a vécu cette vie difficile, une vie des plus modeste, jusqu'à sa mort en dépit du fait que la trésorerie musulmane était à sa disposition, que la plus grande partie de la péninsule arabe était musulmane avant sa mort, et que les musulmans étaient victorieux après sa mission.

         le prophète muhammad r était un parfait ascète, se privant de tout luxe et de la plupart des biens de ce bas monde, comme en témoigne son épouse, la mère des croyants aïcha y, qui raconte que le prophète r dormait de nombreuses nuits de suite le ventre vide et montra les deux morceaux de tissu dont le prophète r était vêtu avant sa mort, un tissu épais et raboteux…

         est-il possible que muhammad r ait pu prétendre être prophète dans le but d'acquérir du prestige, de l'importance et du pouvoir ? le désir de jouir du prestige et du pouvoir est habituellement associé à la bonne chère, aux beaux habits, aux palais monumentaux, aux gardes en tenue d’apparat et à l’oppression incontestable. est-ce que l'une ou l'autre de ces choses s'applique à muhammad r ? je vous prie de répondre avec sincérité…

         malgré ses responsabilités en tant que prophète, enseignant, homme d'état et juge, le messager de dieu r était d’une modestie sans pareille, comme on l’a vu, il trayait sa chèvre, raccommodait ses vêtements, réparait ses souliers, mais surtout participait aux tâches ménagères avec ses épouses. il aida aussi ses compagnons à creuser une tranchée en répétant des poèmes récités par ces derniers et parmi eux le poète du prophète abdallah ibn rawâha t :

ô seigneur ! sans vous, nous n’aurions point été guidés,
comme nous n’aurions point versé l’aumône, ni prié.

faites descendre sur nous la quiétude et la sérénité,
affermissez nos pas dès que débuteront les hostilités.

(rapporté par boukhâry et mouslim)

         sa vie était un modèle étonnant de simplicité et d'humilité.

        pendant son agonie, cinq jours avant sa mort, le prophète r monta sur sa chaire, la tête bandée, pria pour les martyrs d'ohoud, demanda à dieu de leur pardonner et déclara :

« dieu a permis à un de ses fidèles serviteurs de choisir entre posséder les biens de ce monde et ce qui se trouve auprès de lui. ce serviteur a opté pour ce qui se trouve auprès de son dieu » abou bakr t comprit aussitôt le sens de ces paroles, et lui dit en pleurant : « nous sacrifierons volontiers nos parents pour toi ! ». le prophète r s'adressa à abou bakr et lui dit : « ressaisis-toi abou bakr » rapporté par boukhâry et mouslim.
         les gens s’étonnèrent de la réaction d’abou bakr t, mais comprirent par la suite ce qu’il avait compris avant eux, le fait que le prophète r les informa de sa mort imminente, car le fidèle serviteur n’était autre que lui. il poussait aux dernières limites le mépris des biens de ce monde et disait :
« qu'ai-je à faire avec les biens de ce monde, je suis comme le voyageur qui s'étend à l'ombre d'un arbre, par un jour de chaleur, et le quitte pour ne plus y revenir. » rapporté par tirmidhy et authentifié par albâny.
         ses compagnons l'aimaient, le respectaient et lui faisaient totalement confiance. pourtant, il continua à mettre l'accent sur l'importance de ne n’adorer que dieu et non sa propre personne. voilà qui était ce prophète que vous décriez ! considérez sa noblesse, son courage, sa bonté et sa vraie valeur, peut-être reconnaîtrez-vous l’erreur de ceux qui l’ont insulté. cependant, le meilleur témoin de la valeur du prophète r, reste celui qui l’a créé, le créateur des cieux et de la terre, qui dit à son propos :
)ن وَالْقَلَمِ وَمَا يَسْطُرُونَ* مَا أَنْتَ بِنِعْمَةِ رَبِّكَ بِمَجْنُونٍ * وَإِنَّ لَكَ لأَجْرًا غَيْرَ مَمْنُونٍ *وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ * فَسَتُبْصِرُ وَيُبْصِرُونَ * بِأَيِّيكُمُ الْمَفْتُونُ * إِنَّ رَبَّكَ هُوَ أَعْلَمُ بِمَنْ ضَلَّ عَنْ سَبِيلِهِ وَهُوَ أَعْلَمُ بِالْمُهْتَدِينَ * فَلا تُطِعِ الْمُكَذِّبِينَ * وَدُّوا لَوْ تُدْهِنُ فَيُدْهِنُونَ * وَلا تُطِعْ كُلَّ حَلافٍ مَهِينٍ * هَمَّازٍ مَشَّاءٍ بِنَمِيمٍ * مَنَّاعٍ لِلْخَيْرِ مُعْتَدٍ أَثِيمٍ* عُتُلٍّ بَعْدَ ذَلِكَ زَنِيمٍ * أَنْ كَانَ ذَا مَالٍ وَبَنِينَ  *إِذَا تُتْلَى عَلَيْهِ آَيَاتُنَا قَالَ أَسَاطِيرُ الأَوَّلِينَ (
(noun. par la plume et ce qu’ils écrivent ! tu n’es pas, par la grâce de ton seigneur, un dément. tu auras une récompense inépuisable. tu as vraiment un excellent comportement. tu verras bien et ils verront bien, qui d’entre vous a perdu la raison. ton seigneur est celui qui connaît mieux ceux qui s’égarent de son chemin et ceux qui sont bien guidés. n’obéis pas à ceux qui t’ont traité de menteur ! ils auraient aimé que tu fasses des concessions, afin qu’ils en fassent. n’obéis pas à celui qui ne cesse de jurer, qui est méprisable, diffamateur et grand colporteur de médisances, qui empêche de faire le bien, agresseur, grand pécheur, au cœur dur et, en plus, d’ascendance inconnue. parce qu’il est riche  et a de nombreux enfants. quand nos versets lui sont récités, il dit : « ce sont d’anciennes légendes ! » )
         après avoir étudié la moralité et le comportement du noble prophète r, il n’est plus possible de pouvoir encore dénigrer cette personne. annie besant (1847-1933), femme intellectuelle qui n'était point musulmane, disait peu avant sa mort : « il est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand prophète d’arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’être suprême. même si mes discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que moi-même je les relis, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence, pour ce prodigieux grand maître arabe. » (tiré de « the life and teachings of mohammad ». madras, 1932, p.4)


extrait de la voie du musulman de abou bakr jaber el djazairi - edition ennour -

s'en remettre à allah n'est pas seulement un devoir moral pour le musulman, mais c'est aussi une obligation religieuse et une base de sa foi, car allah nous y incite en ces termes :
« que votre espoir soit en allah, pour peu que vous croyez en lui ! » [ sourate 5 - verset 23 ]
  « que les croyants se confient en allah! » 
[ sourate 64 - verset 13 ]
donc, la confiance absolue en allah, fait partie de la croyance du musulman.
mais, en ayant cette confiance et en se remettant à allah, le musulman n'a pas la même conception de cette confiance que ceux qui ignorent tout de l'islam et qui sont les ennemis de la foi.
s'en remettre à allah n'est pas une simple phrase que l’on prononce sans en comprendre la portée et sans y réfléchir. ce n'est pas renoncer aux mesures nécessaires à prendre, ni se contenter de ce qui est mesquin et vulgaire, prétextant avoir confiance en allah et se soumettant à ce que nous réserve le destin.
considérant la confiance en allah comme faisant partie de sa croyance, le musulman doit se munir de tous les moyens nécessaires pour toute action qu'il compte entreprendre. il n'espère jamais cueillir un fruit sans lui avoir avancé ce dont il a besoin, ni attendre un résultat sans lui avoir préparé ses prémisses.
quant aux résultats de ces moyens, le musulman les confie à allah qui est seul, capable de les réaliser.
s'en remettre à allah est donc, pour le musulman, agir et espérer avec confiance et sérénité, tout en étant convaincu que seule la volonté d’allah s'accomplit et que ceux qui auront fait du bien ne seront jamais frustrés.
sachant que ce monde est régi par des lois divines immuables, le musulman procure à toute activité les moyens adéquats pour la réaliser.
malgré ces précautions, il est conscient que ces moyens, à eux seuls, ne peuvent mener aux résultats désirés ni à la réussite. il les considère, tout au plus, comme une exécution de l'ordre d’allah auquel il faut obéir, comme on obéit à toutes ses prescriptions.
quant à obtenir le résultat espéré, c'est entre les mains d’allah qu'il faut se remettre. c'est lui qui est capable de réaliser de tels succès. ce qu’allah veut se réalisera et ce qu'il ne désire pas n'aura jamais lieu !
que de travailleurs laborieux n'ont pas récolté le fruit de leur labeur et que de semeurs n'ont moissonné ce qu'ils ont semé.
c'est ainsi que le musulman juge les procédés mis en oeuvre. compter uniquement sur eux et leur faire confiance est une hérésie que le musulman rejette, mais y renoncer, alors qu'il est capable de s'en prémunir, est une impiété qu’allah interdit et pour laquelle il faut demander pardon si on la commet.
le jugement des moyens utilisés découle de la philosophie de l'islam et des prescriptions du prophète(bpsl). celui-ci avait soutenu de longues et nombreuses guerres. avant de les engager, il s'y préparait sérieusement, choisissait même le champ de bataille et le moment opportun. on rapporte qu'il ne déclenchait jamais d'attaque dans les moments chauds de la journée et attendait la fraîcheur du soir.
avant le combat, il avait déjà établi ses plans et aligné ses hommes. après les préparatifs matériels susceptibles de le conduire à la victoire, il levait les mains au ciel implorant le tout- puissant et disait :
« ô allah, toi qui as révélé le livre, qui déplaces les nuages,
qui vaincs les coalisés mets-les en déroute et accorde-nous la victoire !»
 
ainsi, le prophète (bpsl) réunissait les moyens matériels et spirituels, confiant toujours la victoire entre les mains de dieu et à sa volonté.
ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
en voici un second :
la plupart des compagnons du prophète (bpsl) avaient quitté la mecque pour médine. le prophète (bpsl) patientait et attendait la permission divine pour partir. enfin il la reçut.
quelles furent les dispositions prises ?
·         il choisit pour compagnon de voyage abou bakr (que dieu l’agrée), son meilleur ami.
·          il s'approvisionna pour le voyage en eau et vivres. la fille d'abou bakr, asma,( que dieu les agrée) les attacha à la monture avec une partie de sa ceinture (qu'elle coupa en deux ce qui lui valut le surnom : « la femme aux deux ceintures ».
·          il choisit une monture remarquable pour ce long et pénible voyage.
·          il fit son choix d'un guide chevronné connaissant la route dans ses moindres recoins et difficultés pour le mener dans cette odyssée.
·          sa maison ayant été cernée par les ennemis qui voulaient l'empêcher de fuir, le prophète chargea son cousin ali ibn abi taleb (que dieu l’agrée) d'occuper son lit pour dérouter l'ennemi qui guettait sa sortie pour l'assommer. il quitta sa demeure laissant ses ennemis épier son lit à travers les fentes de la porte en attendant son lever.
·          les païens le recherchèrent ensuite activement, lui et son compagnon. pour échapper à leur regard, le prophète(bpsl) se réfugia avec son ami dans la grotte de «thawr ».
·          là, abou bakr( que dieu l’agrée) lui dit : « messager d’allah ! si l'un de nos ennemis se baissait, il nous verrait à ses pieds !»et le prophète(bpsl) de lui répondre : « abou bakr, que penses-tu de deux, ayant allah pour troisième ?»
cet épisode concrétise la foi inébranlable aussi bien que la confiance illimitée en allah.
il montre également que le prophète ne sous-estimait pas les mesures nécessaires à prendre, mais il ne faisait pas fond sur elles. l'ultime précaution du musulman c'est de s'abandonner à allah en toute confiance et quiétude d'âme.
après avoir pris les dispositions que dictait la sauvegarde de sa personne, jusqu'à se tapir au fond d'une grotte sombre, asile des vipères et des scorpions, le prophète(bpsl), avec l'assurance du croyant et la certitude de l'homme confiant, dit à son compagnon peu rassuré :
« ne t'afflige pas, allah  est avec nous ! que penses-tu de deux qui ont dieu pour troisième ? » [ rapporté par boukharî ]
 
cette conduite est un exemple pour le musulman. elle lui montre la valeur qu'il doit accorder aux procédés employés. en modelant sa conduite sur celle du prophète(bpsl), il ne paraît ni innovateur, ni prétentieux, mais un pur conformiste.
 quant à la confiance en soi-même, le musulman n'en tire pas la même signification que ceux qui ont l'âme masquée par les péchés. ceux-là voient une rupture avec le créateur et jugent que l'homme est capable, à lui seul, de produire ses actes et de réaliser toutes ses richesses et acquisitions et qu’allah n'y est pour rien. c'est un jugement erroné, indigne du seigneur.
en préconisant la confiance en soi-même dans toutes ses activités le musulman vise à n'être l'obligé que d’allah seul. 
s'il est capable d'accomplir seul son travail, il n'en charge personne.
s'il est en état de satisfaire seul son besoin, il ne recourt à nul autre qu'à allah.
s'il s'adresse à un autre qu' allah, son coeur sera attaché à cet autre.
le musulman ne l'admet jamais !
en se conduisant de la sorte, il ne fait que suivre le chemin des gens pieux et véridiques.
il arrive souvent que le fouet glisse de la main de quelqu'un monté sur son cheval et tombe sur le sol. il descend de sa monture pour le ramasser sans demander ce service à personne.
en recevant le serment d'allégeance d'un nouveau fidèle, le prophète(bpsl) exigeait de lui d'accomplir la prière, de payer l'aumône légale -zakat- et de toujours demander secours qu'à allah.
or, en observant cette conduite, c'est-à-dire en se remettant à allah tout en ayant confiance en soi-même, le musulman affermit sa foi et développe son caractère par réminiscence de temps à autre, des versets lumineux et des hadiths qui sont les sources de sa foi et de son caractère.
en voici quelques exemples dans ces versets :
« mets ta confiance dans le vivant, l'immortel !»
[ sourate 25 - verset 58 ]
« dieu seul nous protège. il n'est pas de meilleur appui !»
[ sourate 3 - verset 59 ]

le prophète (bpsl)dit :
« si vous vous remettez à dieu comme il sied, vous serez pourvus comme le sont les oiseaux :
ils partent le matin ventre creux et rentrent le soir repus.» 
[ rapporté par tirmidhi ]
 
en sortant de chez lui, le prophète(bpsl) disait :
« au nom de dieu ! je me fie à lui. il n'y a de puissance ni de force qu'en lui.» parlant des 70 000 personnes qui entrent au paradis sans jugement, il dit:
« ce sont ceux qui ne recourent pas à la magie pour se faire guérir,
qui ne cautérisent pas et ne croient pas aux mauvais augures. ils se confient entièrement à dieu !»
[ rapporté par boukhari et muslim ]